jeudi, janvier 17, 2008

Croisières avec le Paul Gauguin en Polynésie

Comme nous l'avons déjà indiqué, la Polynésie est une magnifique destination pour des croisières de rêve.
Un des paquebots le Paul Gauguin assure des croisières depuis maintenant 10 ans. Cet anniversaire a été célébré dignement à Tahiti. Au cours des 400 croisières réalisées, 120000 passagers ont pu découvrir la Polynésie (Iles du vent et Iles sous le vent généralement).
(voir l'article complet sur Tahiti-Presse avec un riche album photo.)

D'autres navires sont exploités régulièrement depuis Tahiti, en particulier le cargo mixte Aranui 3 qui effectue réguièrement la desserte des Iles Marquises. Un voyage inoubliable.

La Polynésie se découvre merveilleusement de la mer. De nombreuses possibilités existent du voyage en cargo, jusqu'à la location d'un voilier en passant par des palaces flottants comme le Paul Gauguin.

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dimanche, décembre 16, 2007

Touristes en croisières

La visite des croisièristes et l'artisanat


Le Queen Elisabeth à quai à PapeeteLa Polynésie est une destination très prisée pour les croisières. En effet, quoi de plus romantique qu'un voyage sur un paquebot de luxe sur un circuit reliant les plus belles iles de monde avec les non qui ont fait rêver et qui le font encore : Tahiti, Bora Bora, Les Marquises, Fakarava...

La Polynésie étant un ensemble d'Iles dispersées sur un territoire grand comme l'Europe, la découverte par la mer est tout à fait logique, et c'est une expérience magnifique. Plusieurs circuits existent depuis Tahiti, croisières d'une semaine ou deux, avec un circuit reliant Tahiti, Mooréa, Bora Bora, Rangiroa Fakarava, et parfois d'autres Iles encore.

Mais chaque année, la Polynésie accueille aussi des paquebots d'exception, qui assurent des tours du monde (cela fait rêver..). Le Queen Elisabeth 2 vient régulièrement pour une escale àTahiti. Et ses 2000 passagers bénéficient d'une escale shopping et détente à Tahiti qui mobilise les opérateurs locaux, restaurants, tours opérators. Le port de Papeete peut accueillir ces grands navires. L'escale est très prisée par les passagers et le port est pratiquement au centre ville. Sous la proue du Queen Elisabeth 2 à quai dans le port de Papeete
Bien sûr ces événements sont très prisés par les artisans qui proposent leurs créations aux passagers sur les stands prévus à cet effet.

D'autres paquebots font aussi escale dans les Iles des Tuamotus (Rangiroa, Fakarava, Gambiers) et débarquent leurs passagers à terre pour la journée, ce qui n'est pas sans causer un certzin remue ménage, pensez donc, 500 et plus de visiteurs qui débarquent dans un paisible village de 100-200 habitants. Néanmoins, l'accueil polynésien est là, danses, fleurs, activités, et bien sûr les stands d'artisanat. A la fin de la journée, tout le monde regagne le bord pour le diner, et en général le navire lève l'ancre dans la nuit pour l'escale suivante.

Comme dans toutes les Iles, les visites de navires sont fêtées comme il se doit. Pourtant des études de l'institut de la statistiques montrent que les retombées économiques ne sont pas aussi importantes qu'on pourrait le penser (sauf bien sûr pour les partenaires de tour operator). L'essentiel de la consommation se faisant à bord du navire et finalement fort peu lors des escales.

samedi, juin 23, 2007

Mondialisation dans l'artisanat

Vivre de l'artisanat ?


Chacun apprécie le travail artisanal bien fait, surtout aujourd'hui où tout se trouve si vite standardisé et fabriqué en série. On regrette parfois l'objet réalisé avec savoir faire et avec soin. Comme tous les artisans, les fournisseurs de Tahiti Rimai sont attachés à leur art. Ils
ont reçu et ils perpétuent souvent un savoir-faire ancien. Bien des fois, surtout aujourd'hui, ils perfectionnent les techniques anciennes, inventent de nouveaux modèles, adaptent leur savoir faire aux critères d'aujourd'hui.

Les artisans de Tahiti, qui collaborent avec Tahiti Rimai sont engagés dans cette démarche. Mais cela nécessite du temps, en plus du savoir faire. Un temps qui ne sera pas forcément rentable à court terme. Il faut du temps pour dessiner de nouveaux modèles, réaliser une maquette, les produire, et enfin il faut encore le vendre, sinon on a travaillé pour rien. En les aidant à faire connaître leurs produits à l'extérieur de la Polynésie, Tahiti Rimai les aide à élargir leur marché.

Coquille d'huître polie

Pour améliorer la compétitivité, des artisans de Tahiti collaborent. Certains par exemple produisent des pièces de nacre. Cela représente un travail non négligeable : il faut nettoyer la coquille d'huître, puis la poncer avec un grain de plus en plus fin pour obtenir enfin la nacre utilisable pour faire les bijoux. Ensuite, il faut la découper pour fabriquer les pièces, les percer pour les assembler. Le tout accompagné de ponçages répétés. Bien sûr, les artisans se sont équipés de petites machines pour ce travail. Il reste néanmoins fastidieux, sans compter que les ponçages répétés dégagent une poussière très fine et irritante qu'il faut évacuer de l'atelier. Une fois les pièces de nacre préparées, il y a parfois l'étape de la gravure. Très peu d'artisans la pratiquent encore. Certains ateliers haut de gamme se sont équipés de machines à graver au laser, pilotés par ordinateur. coquille d'huître gravée à l'intérieur de motifs de tatouagesCela permet de produire des séries de pièces, mais on perd forcément un peu du côté artistique de la gravure réalisée à la main.


Certains artisans achètent les pièces de nacre dans les magasins, où ils sont vendus très peu chers, car ils ne sont pas fabriqués en Polynésie, mais ... en Chine ou d'autres pays où la main doeuvre est peu chère !.
En effet la nacre (coquille de l'huître perlière principalement) est exportée depuis longtemps vers la Chine où elle servait à fabriquer des boutons en particulier. Maintenant, on fabrique aussi de petites pièces de nacre de formes simples (des carrés, des ronds, des losanges,...) ou de formes standards (une fleur, motifs géométriques...), et ces pièces sont importées à Tahiti pour servir à la confection de bijouterie artisanale. Un artisan me disait que très peu de personnes fabriquent ces pièces simples à Tahiti, car elles seront plus chères que celles importées... Les arcanes du commerce international touchent aussi le secteur de l'artisanat.
Bon nombre de produits sont achetés à l'extérieur, car moins chers que s'ils étaient produits localement. Cela se comprend, car le prix de vente de l'article fini sera ainsi plus compétitif et la marge meilleure, mais à long terme, cela enlève du travail à des producteurs locaux qui ne peuvent pas s'aligner sur ces prix bradés, car ils travailleraient à perte. A long terme aussi c'est un savoir faire qui disparaît, et la créativité va s'en ressentir. Puisqu'on fera des colliers avec les pièces standardisées disponibles (et importées), au lieu d'en créer de nouvelles. Il y a aussi l'impact économique, car de petits ateliers familiaux à Tahiti risquent de s'arrêter, faute de débouchés.

Les artisans de Tahiti Rimai sont très attachés à la créations. Ils créent eux-mêmes leurs modèles et donc fabriquent ou font fabriquer leurs pièces en Polynésie. Nous avons choisi de ne travailler qu'avec des artisans locaux qui privilégient le travail local. La Polynésie ne dispose pas de ressources naturelles, ou de richesses propres. Il est donc important de permettre aux habitants d'avoir une activité pour subvenir à leurs besoins ou à améliorer leur niveau de vie.

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Commerce équitable en action

Tahiti Rimai a été construit sur les bases du commerce équitable.

Le commerce équitable concerne le plus souvent des pays pauvres ou émergents, pourquoi la Polynésie, et ses atolls merveilleux, ses vahine et ses habitants si accueillants ?


C'est là que le mythe polynésien joue contre ces Iles merveilleuses. L'essentiel des ressources de la Polynésie est composé des transferts de l'état français (fonctionnaires, aides, retraites). La Polynésie ne dispose pas de ressources naturelles. Sa nature et la beauté de ses paysages sont mondialement connues, ainsi que la gentillesse de ses habitants. Et ce sont bien là sa richesse.
Le développement de la Polynésie s'est fait de manière très accélérée et à travers des actions internationales qui ont apporté aux Iles et à leurs habitants (au moins à certains) des ressources énormes et faciles, mais le développement n'a pas toujours suivi. Pendant très longtemps, la Polynésie n'était accessible que par mer, et était essentiellement rurale et agricole.


Quelques exemples :

L'exploitation du phosphore de l'atoll de Makatea : des milliers d'emplois pendant la durée d'exploitation (arrètée dans les années 50).


La base de ravitaillement américaine de Bora Bora : La "perle du Pacifique", (nom de Bora Bora) a été coupée du monde et des autres Iles de la Polynésie pendant la seconde guerre mondiale. L'armée US, avec l'autorisation du général de Gaulle, y a construit une base d'approvisionnement pour ses navires du Pacifique. Le port a été aménagé, la passe d'entrée dans le lagon élargie, l'aéroport construit (seul aéroport de la Polynésie jusque dans les années 60). 3-4000 soldats US ont vécu et travaillé à Bora Bora, qui jusque là était une Ile essentiellement agricole avec 1000 - 2000 habitants, jusqu'à la fin des hostilités. La population a donc trouvé des ressources faciles pendant cette période et l'armée US a laissé une bonne partie des installations à leur départ. Le séjour des GI's a aussi beaucoup contribué à l'attrait de la Polynésie pour les habitants des Etats Unis.


Le tournage du film "les révoltés de la Bounty" avec Marlon Brando. Holliwood a débarqué avec tous ses moyens et ses dollars. Beaucoup d'habitants ont été recrutés comme figurants ou acteurs, beaucoup ont bénéficié des retombées indirectes liées à l'arrivée de plusieurs centaines de personnes qu'il fallait loger, nourrir, accueillir. Marlon Brando,lui même, a d'ailleurs succombé au charme polynésien d'abord en épousant sa partenaire de film (tahitienne) puis en achetant une partie de l'atoll de Tetiaroa où il amait séjourné et où une partie de sa famille est toujours.


L'aéroport de Faa'a Tahiti, a désenclavé la Polynésie et son centre administratif (1960).



Enfin, l'installation du Centre d'Essai du Pacifique dans les atolls de Mururoa et Fangataufa ont fait venir en Polynésie des milliers de personnes, militaires, spécialistes en tous genre, intendance, administrations .... et beaucoup d'argent. Le CEP a donc donné un grand essor au commerce local, et fourni un très grand nombre d'emplois aux habitants. L'administration s'est beaucoup développée.



Les essais nucléaires sont terminés depuis longtemps (heureusement). Les militaires sont repartis, mais cela a rendu la situation économique difficile. Habituée à des transferts d'argent énormes, et faciles, la Polynésie ne s'est pas développée harmonieusement, les infrastructures n'ont pas suivies. De nombreuses communes de Tahiti (Ile principale qui regroupe 75% de la population totale) ont l'eau courante, mais non consommable car insuffisamment traitée, les eaux usées ne sont pas traitées, les routes sont asphyxiées, l'urbanisme est chaotique. Tout le monde n'a pas profité des retombées financières de ces grands chantiers, pour toute sortes de raison.



Aujourd'hui, de gros efforts sont faits. Le tourisme est très valorisé, mais est sujet aux aléas de l'économie mondiale car liée au transport aérien essentiellement. La perliculture a été développée avec un certain succès, et à côté des gros producteurs qui dominent le marché, de petits producteurs trouvent leur place.



L'artisanat est resté très vivant. Un attrait pour les touristes, mais aussi un complément de revenu pour bien des familles. Ses débouchés sont le marché local des résidents et le marché touristique. Assez peu est exporté, car les artisans n'ont pas accès facilement à l'export. Participaer aux diverses manifestations (expositions, ventes, concours) a un coût non négligeable pour les artisans.
C'est là l'aide que Tahiti Rimai apporte en permettant aux artisans d'accéder au marché international de manière simple, sûre et sans frais, en garantissant un prix équitable pour leur création et le paiement de leur travail, et en respectant leur créativité et leur mode de fonctionnement individuel.

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mercredi, mars 14, 2007

Artisan ou artiste ?

Philippe Petis récompensé lors de l'exposition d'artisanat d'art à Tahiti

Les visiteurs de ce blog ont déjà fait connaissance avec Philippe Petis, un des artisans qui alimentent Tahiti Rimai. Je vous l'ai présenté dans son atelier à Rangiroa. Il créé des bijoux à partir de la nacre et de savants tressages en fibre de coco, avec bien sûr de belles perles de Tahiti, qu'il sait choisir auprès des perliculteurs.


Encouragé par l'accueil que trouvent ses produits, Philippe a participé cette année à une l'exposition annuelle de l'artisanat d'art qui se tient à l'hôtel Sheraton de Tahiti chaque année autour de la Saint Valentin.



Il a participé au concours organisé entre les exposants et a gagné le premier prix dans sa catégorie : bijoux fabriqués à base de nacre et autres matériaux avec une pièce avec une multitude de petites pièces de nacre, reliées entre elles par de la fibre de coco tressée. L'autre catégorie regroupe faisait concourir des oeuvres réalisées à base de coquillages.


Je suis d'autant plus heureux de présenter plusieurs de ses créations sur le site de Tahiti Rimai depuis près de deux ans. L'un des objectifs de Tahiti Rimai est de faire connaître ces bijoux créés par des artisans de talent à l'extérieur de la Polynésie, car l'artisanat de Tahiti ne se limite de loin pas à la fabrications de petits colliers pour les touristes de passage.

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